11/08/2006

La foirattitude

Il est de ces incontournables que je ne saurais manquer... tremper mes doigts dans le sucre d'une barbe-à-papa, me casser la voix sur un manège infernal, courir de la Porte de Hal jusqu'à la gare du Midi, en sélectionnant mentalement ce que je vais faire, revenir en arrière et oser sauter dans une voiture au son de la vitesse g, me casser un plombage en croquant dans la pomme... d'amour, m'accrocher d'un côté à la barre de sécurité d'un manège le cul propulsé de l'autre, sentir mes jambes flageolantes, m'asseoir pour récupérer en fourrageant dans un paquet de smoutebollen... bref, je parle de la Foire du Midi.L'an dernier, avec mon Frérot, on y est allé suivant le protocole. D'abord parcourir de haut en bas, se moquer des Samantha et autres pipoles intéressants, choisir les attractions, revenir sur nos pas et passer à la caisse, s'envoyer en l'air et puis déguster. Les crasses en dernier, parce que manger avant d'être agité, c'est pâââs bon. On commence donc gentiment par quelques grands classiques qui vont vite, on crie pour rigoler, ça démarre bien. Crier sur une attraction fait aussi partie de la tradition, plus tu donnes de la voix, meilleur c'est. Si tu n'émets pas de son, c'est soit que tu sens rien, soit que tu fais dans ta culotte. La magie de la foirattitude, c'est de passer d'une attraction à sensation à un truc plus bidon, et vice-versa. Et de garder le meilleur pour la fin, et sans le regarder au préalable, c'est là que réside la surprise. Ben, l'an dernier, on en a eu pour nos euros ! Imaginez un plateau rond, avec des machines à sièges qui tournent en rond sur elles-mêmes, bref, tout tourne. Déjà, au démarrage, on rigolait qu'à moitié tellement ça tournait. Mais cétait sans compter que le plateau se soulève d'un côté pour se mettre en fin de course à la verticale ! Oui oui M'sieurs Dames, tout qui tourne sur un plan perpendiculaire au sol. Donc, du côté haut, t'as l'impression que tu vas t'envoyer en l'air très haut et t'écraser contre le building d'en face, et du côté bas, t'es sûr de t'enfoncer la tronche loin très profond dans le trottoir... quand on s'est rendu compte du manège, il était bien sûr trop tard, on s'est serré très fort la main et on a crié plus fort ensuite : "Pardon Maman, on savait pas !"... la suite n'est qu'un long hurlement agonique pour que ça s'arrête. Quand le plan a retrouvé le sol, on était verts et chancelants... on s'est assis sans voix le long d'un trottoir à l'écart de la foule hurlante. Et on a dû attendre une demi-heure avant de pouvoir terminer en beauté avec le traditionnel paquet de frites andalouse.Cette année, pas moyen de faire venir Frérot, il est traumatisé... mais je crois que j'ai trouvé une autre victime de joie. J'en ai rêvé cette nuit.

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31/07/2006

Faut qu'j'vous cause

 

Au départ de ce blog : l'ennui. Je chipotais sur le Net en attendant que le temps passe. Je tombe sur les blogs, mise en page fastoche, je teste, j'écris un mini-texte sur une bêtise, ça me fait rire et je recommence. De textes en textes, je me surprends à réapprendre à aimer cela. Nouveau style : partir d'une anecdote et broder. Premiers visiteurs, premiers commentaires. M'en fous, j'écris pour moi, parce que ça me fait plaisir.

Puis, arrive la joyeuse Mamzelle Fun (interdite de blog pour cause de nanisme), la tonitruante Zelda, Artatum et sa vision de l'actu, Nola sur le toit, Jorael et son plat, Yves le Muppet, Leozz, Bugs, la coquine Miss *G*... j'en passe. De textes en commentaires, l'égo se flatte, la personnalité blogienne prend forme. Tout est vrai mais arrangé sauce Boudlard. Et puis, craaaccc bouuummm, j'écris un truc mal ficelé sur un sujet délicat. Sans le vouloir, j'ai heurté. Mon humour et mon cynisme à deux balles ont blessé. Aïe aïe aïe, j'ai beau ne pas être une gentille fille, je n'en suis pas méchante pour autant. Excuses et désolation, je suis une multiple conasse, avec des ptits tracas débiles, des gros soucis risibles et je ferais mieux de la boucler avant de réfléchir.

Grosse réflexion donc sur le pourquoi du comment de ce blog sans objectifs si ce n'est celui de me lâcher comme on ne le fait qu'avec des amis, et encore, vu ma personnalité trouble. Il en ressort que je peux continuer à traiter de mes andouilleries en toute légèreté, m'auto-censurant sur les sujets qui blessent ou qui fâchent, et que si vraiment je veux parler de trucs sensibles, alors je dois le faire sérieusement, plus "journalistiquement"... quitte à déplaire à mon lectorat... HA HA ! Le mot est sorti, l'égo s'emballe... Quoi quoi ? Risquer de déplaire ? Ne plus avoir de commentaires ? Que nenni, Boudlardinette, je me suis habitué, j'aime ça ! J'en veux encore ! Wè, mais quoi ?! On est ici pour s'amuser et pour se décramponner ou pour faire l'audimat dont tu manques dans la vraie vie (d'ailleurs, si t'enlevais ton entonnoir, t'aurais plus de chance, ceci dit, mais j'ai rien dit, hein)...

Nous voilà donc au final... de ma réflexion. J'ai décidé, taaaddaaaaamm, de rester moi-même et de dire ce que je veux, comme je veux. Je ferai un chouïa gaffe à ne pas blesser sur certains sujets même si je promets rien, mais si mes degrés d'écriture restent incompris, tant pis. Je ne vais pas me renier en mentant, ne fût-ce que par omission. Je ne suis pas bonne dans l'âme, c'est triste, mais j'ai besoin de me déverser ici pour supporter d'être là. Soyez donc avertis, visiteurs de tous bords : je n'aime pas sortir les poubelles (et je ne vous parle même pas de trier), les flamoutchis, les voitures japonaises, les choux de Bruxelles, les cheveux gras avec des pellicules, les chaussettes blanches à ligne rouge, les racistes et la piquette. Et c'est pas fini...

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24/07/2006

Néant

Néant

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21/07/2006

L'ennui, c'est bon pour le moral

 

Mon horizon est vachement bizarre aujourd'hui. Il y a une ligne rouge mouvante qui s'est rapprochée de moi, elle ondule et serpente, s'enroule et se délie. Bref, elle me fait de l'oeil et met le paquet pour me séduire. Or, je n'ai pas envie de jouer, j'ai trop chaud. Je ne la connais pas en plus celle-là. Je connais la noire qui fait passer de l'autre côté, la pourpre pour mes envies débridées, la rose quand je suis d'humeur magicienne, la blanche philosophe... et bien d'autres. Mais une rouge flashy, jamais vue.

La curiosité n'étant pas mon pire défaut, quoique toutefois bien développé, je vais donc prendre mon courage à deux pieds et poser l'orteil sur cette ligne, histoire de voir dans quelle aventure je vais encore m'embarquer. Mmm, je vois, sensation collante, infime légèreté, douceur et rêverie.. je crois deviner. Et ca tombe bien, j'en ai besoin : Ma Blonde est en vacances, mon Tendre double part aussi, futur-ex Jules est au top de sa forme, et l'homme de mes folles envies va bientôt me poser le lapin du siècle, c'est couru. Donc, une pause proche de l'ennui ne peut être que bénéfique... la ligne rouge sera, je l'espère, faite de riens. De songes aux papouilles chouchoutage, de bouquin con au magazine débile.... Voilà, tous mes orteils y sont sur la ligne rouge. Bonne journée aux fanas de l'activité.

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17/07/2006

Tirer la Lesse

 

Ma blonde Cri-Cri a 35 ans depuis samedi. On a fêté cette date fatidique comme il se doit en démarrant la journée par une bonne vieille activité depuis longtemps oubliée, et on ne savait plus pourquoi. Maintenant, je sais. La descente de la Lesse, c'est : long, chiant, puant, douloureux, flamoutchilandparty et j'en passe. Si vous avez croisé une horde de kayaks emplis de blondes et brunes se bousculant entre chaque berge, c'était nous.

Tout a commencé par une crise de larmes de Cri-Cri. Pas parce qu'elle a 35 ans, non, parce qu'elle déteste la descente de la Lesse. Après un fabuleux périple en train où les enfants des autres se sont allègrement échangés leurs puces (NDLR : poux pulullants en ces temps de colonie), nous avons embarqué femmes et enfants dans de splendides kayaks profilés charettes de supermarché. Les gosses ont d'abord crié leur peur des crocodiles qu'une copine leur avait menacé de rencontrer s'ils ne se calmaient pas. Bonne idée. Puis la lente et longue descente en rame a débuté.

Un, deux, un deux, me criait ma coéquipière. On a dû faire le double de km : impossible de ramer droit dans cette galère de touristes. Et puis surtout, aucune des deux ne semblait vraiment douée pour le pilotage de charette, donc on s'est retrouvée à pagayer à l'envers une bonne partie du trajet car cela présentait deux avantages : on voguait plus droit et on bronzait de face.

Ma matelote a eu ensuite une idée de génie au presque point de rupture physique : hêler les beaux rameurs pour qu'ils nous "tirent". Sa subtile candeur a provoqué l'hilarité générale, mais ca a marché ! On s'est fait tirer sur une bonne partie de la fin du trajet. Même que les gars se relayaient... une tournante de kayaks, c'est du jamais vu, ça hein ?!Arrivée triomphale au quai final devant les autres copines qui n'en revenaient pas, trop fatiguées que pour applaudir.

Frites de récompense obligée avant le retour vers la casa pour un barbecue géant hommes admis, qui a tourné comme sur des roulettes : tout le monde était aussi cuit que les brochettes. Apogée de la soirée avec le concours de sacs sur Abba où on s'est fait battre à plates coutures par les enfants, aussi déchaînés que les grands même si dans un autre registre. Hier, ma blonde avait mal aux cheveux, mais elle somnolait dans le bonheur. Annif réussi.

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14/07/2006

Biologie de l'horloge

 

Comment arrêter le temps ? Le temps que je grandisse et que je règle quelques autres petits détails. C'est la question qui me turlupine depuis quelques jours, voire même depuis quelques temps.

 

 

 

En effet, comme toutes les femmes normalement constituées de mon âge, on me sort LA phrase qui abîme à chaque coin de discussion sur la vie :  "Il va être temps que tu fasses un enfant" ou mieux "Toi, vu le temps qu'il te reste, tu n'auras pas d'enfant".

Mouais. Merci mais je suis assez grande pour savoir que cette magnifique horloge vitale et biologique tourne trop vite pour moi ! Et je suis encore trop petite que pour imaginer mettre une rame de plus à ma barque. En plus, je n'ai pas trouvé le porteur Fou de semence magique qui participera à la création d'une ptite Boudlard. Et le problème semble insoluble car si je rencontre le candidat potentiel, je me vois mal lui dire au bout de quelques joyeux ébats amoureux : "Mon gars, tu me plais bien, et si on copulait pour du vrai ?". Non non non.

Comme les temps ont changé plus vite que la montre, le gars, à moins d'être Fou, il faut l'apprivoiser, le mâter, le rassurer, la jouer finaude et pendant très longtemps avant d'envisager le fait de ne fût-ce qu'en parler... c'est l'époque qui veut ca : on communique ! Par tous les moyens. Et on agit quand on a le temps. Logique.

Arrêter le temps ? Chimère. Rencontrer LE Fou (synonyme dans mon langage de Prince Charmant) ? Grande chimère. Faire un bébé toute seule ? Lourde responsabilité. Faire un bébé avec un Jules (en gros, c'est bien mais sans plus. 70% des couples que je connais fonctionnent comme ça) ? Très lourde responsabilité. Reste la possibilité de ne pas faire de petite Boudlard... Rude idée et peur de regret le jour du grand bilan. Seule solution à court terme : ne plus y penser et laisser le temps au temps...genre 2-3 ans.

 

 

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12/07/2006

Bonbonnière sauce tartare

 

Des jours que c'est le calme plat autour de la barque dans laquelle je rame... Ô, il m'est bien arrivé une ptite aventure grotesque, mais rien de franchement transcendant. Alors que je me rendais gaiement place du Vieux Marché aux Grains pour siroter un verre autour d'un bon bouquin, j'entends un klink-klink intéressant. Je tends l'oreille, curieuse de la provenance de cette musique avant-gardiste... Ca sort de ma voiture, ce klink-klink-klank très rythmique ! Je me gare, zieute, inspecte et ne trouve rien. Bah, c'est juste une petite mélodie de rien du tout, ça lui passera.

Le lendemain, alors que je suis dans la ruelle pavée à fosses et à bosses du cul de la Colonne du Congrès, j'entends un grand Blang suivi de blink blank blounk... le pot d'échappement de ma titine vient de tomber en plein rue ! Wouaaahhhh ! Je m'arrête, sors de ma voiture, vais ramasser ce qui m'a donné l'occasion de me croire aux 24h du Mans pendant les 2 jours suivants, sous l'oeil goguenard des passants et autres automobilistes. Et je dépose doucement la relique dans mon coffre en rigolant.

Deux jours après, un matin, je constate que le pneu arrière droit est dégonflé... et que bien évidemment, je ne sais pas si j'ai une roue de secours ni où elle est, c'est un signe. Comme y faut remplacer les plaquettes de freins aussi, la facture risque d'être plus rondelette que l'état de mon compte, donc, je vogue en métro depuis lundi en attendant des jours meilleurs qui devraient arriver si mes clients voulaient bien penser à honorer leurs dettes avant de partir se la couler douce en Bourgogne ou ailleurs.

Le signe me dit que c'est le moment d'enfin me payer la titine de mes rêves qui me fait du rentre-dedans chaque fois que je la vois cette coquine délurée. D'ici là, je vais faire des croix sur une grille et attendre que le vent se lève dans mes voiles parce que j'en ai un peu marre de jouer à Eole en soufflant dedant comme une possédée. 

13:13 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |