15/12/2006

Claque de carte

 

Chers amateurs de tout et n'importe quoi, j'ai l'immense privilège de vous annoncer que moi, Miss Boudlard, 1ère du nom, ai eu le presque inénarrable plaisir d'apprendre à jouer au poker. Hier. Pour mieux comprendre l'intrigue, commençons par le début. Il y a quelques jours, je matais la télé à une heure tardive lorsque je suis tombée sur une émission présentant un tournoi de poker. Des sommes fabuleuses étaient sur le tapis. Les joueurs avaient une tête de monsieurtoulmonde. Les tirages étaient bons, la partie excitante, ma curiosité avide de sensations éveillée.

J'en ai pas dormi de la nuit, m'imaginant déjà à Las Vegas (même si je n'irai probablement jamais au pays où il faut se faire piquer pour entrer pour faute de dangereuse dictature, mais je m'égare). Etant entourée de joueurs, j'ai fait passer le message : je veux apprendre. Hier soir, une table s'est donc réunie autour de moi, 5 vrais euros pour jouer et des millions de faux billets à miser. Les heures ont défilé sans que je ne m'aperçoive de rien, étant attentive uniquement à mon tas de flouze comparé à celui des autres, aux ondes qui circulaient autour de la table et à mes émotions. C'est le plus dur. Je suis une bluffeuse de classe internationale mais à force, ça use le système nerveux. Deux ou trois fois pendant la soirée, je n'ai pu empêcher mes glandes subacées de faire la java. Je jouais gros, bluffant ou non, mais les gouttes sur mon front pouvaient donner une indication à mes adversaires aux aguets.

Ma plus grande fierté, et là, j'hésite entre deux éléments, c'est de surprendre la table, riant aux éclats quand j'ai une couleur en main, et faisant pareil quand j'ai que dalle. C'est une technique que j'utilise régulièrement aux loups garous, même si ça n'a rien à voir dans l'histoire.

Après seulement une nuit de poker, je comprends mieux certaines rumeurs sur la subtilité de ce jeu. Je m'attendais à des regards à la Clint Eastwood, des mines crispées et mes neurones en panique (To be False Blond or not to be *je rassure les puristes, je suis brune et je n'ai pas de gros nénés*), or il s'agit en partie d'instinct, d'un chouïa de chance, de décryptage des signaux communicationnels indirects des adversaires et de retenue des siens, et enfin d'un minimum de stratégie pour gagner. Je le sens vraiment bien ce jeu. D'ailleurs, j'ai rêvé que j'avais un don.

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08/12/2006

Roundtrip subliminal

 

DélireChocolatDevant une oeuvre pareille, le premier geste à faire, c'est respirer, s'imprégner les narines de l'odeur du délice. Puis se pourlécher des ronds disposés autour, en prendre un sur deux pour garder la beauté, le déposer délicatement sur la langue telle une ostie, et entrer en communion avec le divin quand ça fond.

 

Lorsque tous les ronds sont évacués au plus profond de soi, pointer l'index vers le bord extérieur et doucement effleurer la surface des paillettes... c'est doux, profiter de l'instant de douceur avant plus de volupté. Le doigt arrive au centre, appuie un peu, c'est probablement moelleux, faire durer cet apprivoisement, puis d'un geste lent mais pas trop, enfoncer le doigt dans l'intimité de ce désir surpuissant, fermer les yeux pour mieux sentir les parois qui entourent le doigt gourmand, tout doucement le retirer, et dans le même temps approcher vos lèvres. Le doigt et la bouche se rapprochent pour ne faire plus qu'un.

Essayer de réfréner la violence qui anime soudain le corps et goûlument plonger les doigts, la bouche et l'esprit dans le plaisir. Une poche s'ouvre alors à l'arrière du cerveau et libère une substance magique. L'oeuvre a disparu, elle est dans le corps. Un petit soupir s'échappe des lèvres.

**2ème jour d'élixir. Je ne vais pas tenir. Priez pour moi, vilaine pêcheresse que je suis. Saleté de publicité.**

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07/12/2006

Taille-moi un 38 !

 

Le Grand Saint a été plus que généreux cette année : une avalanche de crasses accompagnées des évidentes mandarines et des gros cadeaux sont tombés de sa hotte. Je suis une veinarde ! Le top du top, c'est quand même la machine à coudre "Lucky Edition". Je suis une super veinarde ! D'autant que non seulement, il y avait un mode d'emploi dans la boîte, mais qu'en plus, j'ai droit à une heure de cours avec le vendeur, héhé.

Et je crois que j'en aurai bien besoin. Un examen minutieux de la Lucky a révélé qu'elle a autant de boutons qu'une adolescente en germe, des manettes aux endroits les plus stratégiques et des positions subtiles (A, B, C, D...) pour coudre à l'endroit, à l'envers, par derrière et sur le côté, ou encore les jambes levées, la tête sur le capot pour actionner la manette principale (avec le nez ou le haut du crâne en fonction de la morphologie du point voulu), la main droite sur la pédale pendant que la gauche tient le tissu. Va y avoir du sport !

Ce qui m'a fait dire hier soir : "Bon, puisque c'est comme ça, que je vais me fabriquer de jolies robes et tout ça, je vais faire un petit régime vitesse VV prime". Comme j'ai pas beaucoup à perdre, pas un satané toubib ne veut me prescrire de pilule magique ou de génial sachet, paraît qu'y faut manger équilibré, gnagnagna. Et qu'avec un peu de sport, le superflu s'en va. Je vous le dis tout net, passé la date limite de péremption, ce leitmotiv est faux ! Donc, je veux perdre 3-4 kilos, vite. En lisant mon magazine d'intellectuelle de gauche préféré l'autre jour sur le trône, j'ai découvert un nouveau régime miracle et pas cher, venu d'outre vous savez où. Une semaine pour se purifier et perdre tout ce qu'il faut. Une bouteille d'eau, du sirop d'érable, du jus de citron et du poivre de cayenne, le tout agité mais pas secoué, et hop, rendez-vous dans ma taille 36 la semaine prochaine.

Ce matin, je me suis levée toute guillerette à l'idée de mettre une fameuse robe pour les réveillons mais le ventre un peu gonflé (of course, j'ai mangé toutes les crasses du Saint pendant la nuit puisque mon régime commencait ce matin). Je presse les citrons, je fais couler le sirop et je poivre donc la mixture. J'agite et renifle. Ca pue un peu mais c'est gérable en tant qu'ancienne baptisée. Il y a environ dix minutes, alors que mon ventre criait un peu, je me suis armée de courage pour boire mes premières gorgées d'élixir. Pouaaaahhhh !! C'est vraiment infect ! Et en plus, ça pique. Mais pourquoi j'ai ajouté le poivre de cayenne ?! Ben parce que la recette indique que cet élément donne la pêche. Une semaine à n'avaler que cette horreur ? Je vais jamais tenir. D'ailleurs, je sens que je commence déjà à avoir le tournis et mal à la tête... rââââ mais c'est quand même pas possible d'être aussi tarte ! Quoi "Tarte", nonnnn, pas penser à de la bouffe. Je n'ai pas faim, je me suis auto-gavée hier. Bon, sur ce, je viens de m'enfiler la moitié de mes repas de la journée et je dois aller me laver les mains. Fermeté, minceté et volonté. J'y arriverai.

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04/12/2006

Sainte liste

 

A tous points de vue, cette année a été vraiment pourrie et si j'ai été très vilaine par moment, je suis quand même restée bien trop sage pour mon âge. Donc, cher Grand Saint païen, je vais te faire ma liste car je suis sûre que tu hésites encore et je tiens à t'éviter de te trimballer un cadeau pourri que je vais devoir traîner des années pour pas te blesser.

Inutile de me ramener un objet de déco bidon pour mon grand appart tout vide, j'aime choisir moi-même mon brol, tu peux donc me fourguer une enveloppe bien remplie de biftons verts (mais te connaissant, ça m'étonnerait). Inutile aussi de me ravitailler en chocolats, boissons liquoreuses ou autres denrées périssables, c'est mauvais pour ce que j'ai.

Voici ma liste, elle est valable pour ton pote du 25, voire même pour l'épiphanie et les cloches d'après, mais alors tu dois cocher plusieurs trucs :

  • une machine à coudre avec mode d'emploi,
  • des rouleaux de tissus ton brun, bordeau, beige, vert bouteille,
  • un flacon de parfum (Narcisso Rodriguez),
  • un vieux parapluie déglingué,
  • des guirlandes lumineuses blanches qui ne clignotent pas et dont le fil est argenté ou blanc,
  • la même chose mais entouré de pvc,
  • un bon d'achat chez Brico,
  • du papier à dessin (gros grain et grand format),
  • des pots de peinture acrylique de chez Schleper,
  • un haut tabouret de sculpture,
  • un tour de potier,
  • la location d'un père fouettard pour une nuit,
  • de la laine,
  • une crème pour les mains avec des bulles gommantes dedans qui sent super bon de la marque machin quelque chose "Rituals".

Voilà, voilà, bon amusement, Grand Saint, t'as jusque mercredi pour braquer une banque et m'apporter tout ça. Et si tu prépares en plus des ballekes, voire un hachis parmentier, alors, je te promets que j'arrête fissa mes conneries et que je serai pas sage du tout pour les réveillons de fin d'année.

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28/11/2006

En roue libre

 

Comme dirait ma vieille adorée, "ma voiture, c'est ma liberté". Et comme vous vous en doutez, la liberté a un prix. En l'occurence, celui de ma Twingo commence diablement à ressembler à celui d'un modèle communément appelé berline de luxe. Après la grande remise en conformité pour cause de retard de contrôle technique qui m'a coûté le prix d'une semaine aux Caraïbes, voilà t'y pas que le moteur décide de s'éteindre tout seul, en plein tunnel, dans la montée of course. Coup de fil à mon garagiste italien retrouvé, qui me demande avec son bel accent du sud "si je suis sûre qu'il y a encore de l'essence".

Mwè. Je lui réponds, que non, Msieur XXXXXi, c'est sûrement un problème avec le ralenti ou le démarreur. Enfin bref, tant qu'à faire, remettez-moi un rétroviseur et mon saint klaxon tant aimé qui a rendu l'âme. Difficile en effet en pleine action d'ouvrir la vitre manuellement tout en manoeuvrant et hurler des insanités à l'andouille qui fait le crétin devant ou à côté de moi.

Et à ce propos, il n'y a pas si longtemps, alors que je criais des insultes toutes en couleurs (vous m'connaissez) vers une voiture qui bloquait mon passage, un malabar descend de la dite voiture et vient vers moi l'air furieux. Hiiii, prise d'une légère frayeur vu le gabarit maousse, mais restant grande gueule, je continue à crier en gesticulant, lui m'insulte aussi, de plus en plus menacant, j'ai donc dû faire faire une pirouette à ma voiture pour me dégager vite fait et prendre la fuite, les jambes tremblantes, tout en levant bien haut mon doigt du milieu par la fenêtre.

Mais revenons à cette liberté de rouler, didju, le machin électronique en-dessous des trucs qui font que la voiture s'injecte était cassé, ajoutez à cela un klaxon neuf et un miroir pour rétroviseur, ça m'a coûté le prix d'une semaine au ski. Je suis donc tout doucement en train de me dire qu'un vélo, ça roule aussi. Plus sérieusement, y a pas 36 solutions. Il me faut un mécène, vite. 3 possibilités : le lotto, un amant très riche, très généreux, très beau et pas chiant, un gros client (mêmes caractéristiques que l'amant, sauf qu'il doit pas être beau). Comme je suis raisonnable quand je veux, je vais donc tenter ma chance. Pas la peine d'aller chez votre libraire vendredi, cette fois, c'est pour moi !

13:28 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

17/11/2006

J'aime tout court

 

J'aime bien le jeu du "j'aime / j'aime pas", mais comme j'ai un peu tendance à broyer du noir, je vais m'enduire une bonne couche de rose dans les yeux et dans la tête en me rappelant tout ce que j'aime bien.

J'aime bien les bonbons gluants de colorants, particulièrement les paillettes de chewing-gum qui pètent en bouche, et qu'une fois que t'as rassemblé vite fait les étincelles avec la langue, faut se grouiller de mâcher pour bien goûter avant de jeter. Après t'as la langue dégueu mais c'est rien comparé au plaisir d'avoir eu un feu d'artifices dans la bouche. J'aime bien croiser des yeux qui sourient en rue, faire des cumulets dans mon sofa, manger des pâtes au thon (un plat estudiantin que je n'oserais jamais servir à personne) devant la télé, me chipoter les pieds, choquer mes collègues en les traitant de noms différents quand je les salue le matin (par exemple, lancer un tonitruant "salut les vieux" ou "bonjour les morts"), faire rire ma mère, ça la fait pleurer et elle en perd ses dents, écrire des courriels rock & roll à des clients-cibles, aller nager, voir des ptits vieux s'embrasser, aller seule au cinéma et m'enfiler des pop corns salés, les boulettes sauce tomates, faire des prouts dans mon bain, pousser une gueulante quand je suis de mauvais poil, débarquer à l'improviste chez des amis....

J'adore les levers et couchers de soleil, téléphoner à ma maman lorsque les premières neiges tombent, les sashimis, danser, me faire draguer dans les grandes surfaces, tremper mes pistolets dans du cacao chaud, changer de couleur de cheveux, faire semblant d'être styliste/bricoleuse/cuisinière, me balader pieds nus, me trifouiller les narines à la toilette, jouer aux cartes, râcler avec le doigt la casserole du gâteau au chocolat, regarder des films qui font peur avec les copines, débarquer d'un train ou d'un avion en pays inconnu et sentir le frémissement de peur au ventre, faire une sieste en fin d'après-midi, passer trois jours à bouquiner un truc duquel il est impossible de décoller avant de l'avoir fini, idem pour les bonnes série télé que j'aime mâter d'un coup...

Je raffole des moules-frites au vin blanc, des livres d'héroic fantasy, chipoter la terre, me balader en fôret, faire les brocantes, aller manger avec mon frangin (ça fait vachement adulte et donc ça me fait tout drôle), papoter avec les commerçants du quartier, jouer avec la fille de ma blonde (je suis folle dingue de cette gamine), raconter ma vie à ma coiffeuse (et donc que des conneries, ça fait un bien fou), me faire masser, parler politique et cul, organiser/participer à des soirées nana, faire des trucs sur un coup de tête...

La liste pourrait encore s'allonger, mais je trouve que c'est déjà pas mal..  et puis en m'éloignant un peu de l'écran, je vois cette série de "Je Je Je" qui me saute aux yeux, c'est bon tout ça ma cocotte ! Le week-end s'annonce intéressant, car évidemment, je vais tout faire d'une traite !

15:41 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

15/11/2006

La taille du kiki joue

 

Le grand vilain mot étant de nouveau d'actualité, je me livre depuis quelques temps à d'intenses réflexions sur les états (où) j'erre, et ce, campée telle une tortue, les quatre fers en l'air, la tête légèrement pendante du canapé afin de mieux irriguer les éventuels neurones qui s'y baladeraient en liberté si possible.

Car ce mot m'oblige à revoir mes copies sur jeux et stratégies, qui ne se pratiquent pas à la légère, même si paradoxalement cela doit être empreint de légèreté. Quand je joue, c'est pour gagner. Je l'ai d'ailleurs dit l'autre jour au libraire, qui n'a fait que ricaner étant donné qu'on la lui fait vingt fois par jour, surtout les vendredis de cagnotte.

Cela m'a fait repenser à mes jeunes années d'université, où je voletais en toute insouciance tel un papillon qui ne connaissait pas son avenir tortueux... Lors d'un TD (thé dansant pour les sots) carabiné avec les copines, je me suis laissée entraînée par un beau brun ténébreux sur la piste de danse, où on a entamé une série de collés-serrés-balancés dignes de R&Bistes acharnés assez prometteurs même dans mon souvenir. Et c'est là que je me suis dit, "allez soyons folle", une fois n'est pas coutume, je ramène ce beau poisson dans mon studio afin d'explorer un océan de plaisir (hum). Quelques frotti-frotta plus loin, alors que je commencais à être à point, ma main glissa vers l'aventure, glissa encore... et ne se ratrappa à rien. Stupéfaction vite effacée, c'est que je suis une fille bien élevée, et je recommencais l'opération glissade pour enfin choper l'organe de mes convoitises. Hu ? Entre-temps, l'homme s'était langoureusement déshabillé tout en me dévêtant. Ce sont alors mes yeux qui glissèrent vers... ce qui ressemblait fort au néant. 

Loin d'être demandeuse d'engins de type Sifrediens ou à la Béru'S taïlle (hahaha, qu'elle est mauvaise celle-là), j'ai tout de même besoin d'un minimum syndical. Or là, faut imaginer une zwan en largeur, de deux centimètres plus grande que la cocktail en longueur. N'étant pas prête à me faire un remake de l'empire des sens, et au cas où j'aurais voulu construire une vraie relation avec ce beau brun auquel cas j'aurais du me taper six mois de pompe vaginale dans le but de me rétrécir, je n'ai pas pu m'empêcher de laisser échapper un petit cri, exprimant ma consternation empreinte de déception.

Comme à l'époque, je n'étais pas une garce, je n'ai pas voulu le traumatiser, surtout que la chirurgie n'avait pas encore fait de réels progrès, et je lui ai sorti le baratin du "je viens de sortir d'une relation, je ne suis pas encore prête, suis désolée, vaut mieux que tu t'en ailles". Sur le coup, j'ai rigolé une fois le type parti. Si ça devait m'arriver un de ces quatres soirs, je ne sais pas comment je réagirais mais, je le dis haut et fort : on ne rigole pas avec le célibat !

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