30/01/2007

Quick step sur plancher

 

Une copine a eu la bonne idée de m'inviter à une soirée samedi. Faut me resocialiser y paraît. C'était une soirée dansante. Rien d'anormal sauf que c'était de la vraie danse au programme. Un mix de Bal moderne où on se met tous en rangs devant un prof qui montre les pas dans un micro (héhé, la tournure idiote) comme au pays des cow-bows sans les indiens (normal, y z'y sont tous passés, mais je m'égare), et de danses de salon en duo. La copine a eu aussi la bonne idée d'informer tous ses potes de ma connaissance du tango. "Waouuuôoo, l'argentin en plus !". Et ici, je précise que je me trouvais dans le fin fond du boerenland. Pour tout dire, j'ai même pas eu le temps de boire pour oublier quelle sotte j'ai été d'accepter d'y aller.

En effet, j'ai tout dansé au son d'une machine à musique programmée relevant de choix plus ou moins douteux... valser sur Shakira sauce Iglesias, c'est très nouveau pour moi. Chacun de mes partenaires empressés s'est dévoué pour m'apprendre leur danse de prédilection, qui le cha-cha, qui la rumba ou encore le quick step, mélange de 1.2. chassé chassé 1.2. sautillé sautillé. La salsa s'est révélée être une épreuve de taille, car là, on ne me la raconte pas. Mais j'ai tout enduré stoïquement, jusqu'au tango fatidique.

Le type s'était douché au parfum, sa lèvre inférieure tremblait pendant que ses yeux se perdaient dans mon décolleté. Il faisait à peine ma taille. Donc lorsque le tango a commencé, d'une position normale de départ, sa main gauche a broyé ma droite, pendant que sa droite, posée dans la cambrure de mon dos, a pressé violemment la dite cambrure pour me coller à lui dans un geste sauvage et viril. Grr, un tigre (prononcer "tigré" - NDLR) de bal musette ! Ce qui fait que mes nichons se sont retrouvés en suspension en dessous de son menton, mon corps collé au sien par la force, non par la puissance, et la nuance est de taille. Donc, quand ce vilain gluant a voulu montrer qu'il savait utiliser ses jambes pour me faire faire des figures, ça n'a forcément pas marché vu que j'étais comme ligotée contre lui. Essaie de remonter ta jambe en l'air derrière ou sur le côté quand t'as le dos archi-courbé vers l'arrière ! Ca marche peut-être avec les poupées en plastique que ce monsieur fréquente dans son salon...

Ne voulant pas vexer le bonhomme, pote de ma copine, j'ai dû minauder ferme avec forces sourires et yeux flappis de biche pour qu'il s'écarte, ce qu'il a heureusement fait car je crois avoir été à ce moment-là à deux doigts de vomir vertement. Des mots évidemment. Je ne vomis du vrai que sur les trottoirs, moi !

Au final, je me suis bien amusée à regarder les traques de chasse des boers, j'ai un peu papoté avec les gonzesses bien sympa dans ce coin-là et j'ai dansé dansé dansé dansé presque autant que sur le plancher d''On achève bien les chevaux"...

17:30 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

25/01/2007

Duel à la petite paire

 

L'autre soir, réunion de guedins pour une partie qui allait se révéler redoutable et fracassante. Signalons au passage et pour rappel que je suis d'une mauvaise foi crasse. Tapis vert et jetons comme au casino, la cave est de 500 ce qu'on veut : 500.000, 5.000.000, etc, le tout vaut en réalité 5 euros. De quoi rembourser le carburant.

Trois amateurs éclairés autour de moi. Je suis un peu nerveuse au début et je mise léger pour voir de quoi sont faits mes adversaires.. paraît qu'il faut "lire" le jeu des autres joueurs... humm, je vois que dalle donc je tâtonne plutôt prudemment mais pas trop pour pas me faire repérer et planter mon jeu à moi. A part quelques coups de bluffs impressionnants devant lesquels je n'ai pu qu'incliner mon borsalino et laisser s'enfuir mes jetons, je me rends vite compte que les types en face de moi ne misent réellement que lorsqu'ils ont du jeu. Donc difficile de faire monter les mises quand c'est moi qui en ait. Je tente alors quelques bluffs, qui passent ou cassent.

Au bout d'une bonne paire d'heures, les caves n'ont pas vraiment changé de mains, il est temps de sortir l'artillerie lourde. J'augmente les mises de départ quand je suis big blind... aveugle mais pas sotte, car il se produit un truc bizarre que je nomme le flux (prononcé le "flou"), une sorte d'aura m'indique ce que je dois faire, c'est comme si je sentais les cartes, j'appelle les suivantes, celles qui vont me donner une superbe suite, un brelan ou une couleur, et ça marche, je casse la baraque. J'allonge un type, dommage il était sympa, mais prend le rôle de distributeur : pratique. Le deuxième ne tarde pas à suivre.

Reste le 3ème à éliminer, mais c'est un coriace, je le sens pas et il semble quelque peu méprisant d'être en duel face à une nana. Il se remet à jouer petit, et je m'énerve. J'ai toujours le flux avec moi mais pas moyen qu'il me suive, je lui prends trop peu à mon envie. Puis, sans prévenir, au bout de quelques parties en duo, il fait un "all-in" (met tout ce qui lui reste sur un coup)... j'ai pas le jeu pour assurer, je ne suis pas. Il recommence au coup suivant, sans regarder ses cartes. Là, je deviens verte de rage. Ce n'est pas seulement qu'il me gâche le plaisir de l'écraser, mais surtout son air suffisant et faussement rock & roll qui lui donne l'air condescendant.

Un combat final sur un "all-in", c'est comme un gâteau au chocolat, ou mieux, une sodomie en point d'orgue final... ça se prépare, ça se respecte, ça se fait avec une espèce de complicité. Me sentant humiliée, j'ai refusé ses "all-in", visiblement, je n'étais pas assez bien pour lui, le distributeur-arbitre-croupier a donc décidé d'arrêter la partie et nous a déclaré ex-aequo. Cette semi-victoire m'a laissé un goût amer mais n'a en rien entamé mon amour naissant pour se jeu mêlant des sentiments relativement nouveaux.

16:40 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

15/01/2007

Le brontosaure et la bonne poire

 

Le texte hautement intéressant qui va suivre est dû uniquement au fait que Mlle Bille utilise chaîne et animaux pour me contraindre. Je rejette donc toute responsabilité pour les dégâts éventuels occasionnés aux âmes sensibles. Et bien sûr, je transmets cette poisse à Seb, Artatum et Miss *G*, qui j'en suis sûre, ne me remercieront jamais assez des dangers auxquels je les expose.

Pour envoyer les maléfices à d'autres, il faut dire 5 choses qu'on ne sait pas de vous, donc de moi.

1/Vous savez que j'adore écrire des gros mots et jouer avec, bien que je n'arriverai jamais à la cheville de mon inventeur préféré, mais ce que vous ne savez pas, c'est que le top number one pour moi, c'est "mijolle". Prononcé hors contexte et tout à trac, ou à tric, ce mot me fait mourir de rire.

2/Je dors nue. Pas parce que c'est sexy et terriblement racoleur. Non, parce que je suis une bouillotte bouillie dégoulinante. Je me réveille souvent la nuit, les cheveux collés dans les yeux, en panique parce que je crois que je me noie. Voilà pourquoi je change mes draps tout le temps, qu'il y a une alèze dessous, et que j'essaie toutes les couettes à plume pour trouver une solution. Dormir à poil est donc forcément torride. Ca vous dirait de prendre un bain avec moi ?

3/Je déteste les poulets. Est-ce parce qu'ils sont idiots et fadasses ? Je n'en sais rien mais en tout cas, j'ai horreur de me faire fliquer. Donc, j'insulte régulièrement ceux qui me fliquent de poulet. Volaille ou pas, j'aime pas qu'on entrave ma liberté.

4/Si vous aimez la terre, ne lisez pas ce qui suit. J'adore l'eau, au point que je me douche ou me baigne rien que pour le plaisir. Même quand je ne suis pas sale. C'est honteux, je sais. M'en fous. Pour compenser, j'ai décidé que j'allais commencer à trier.

5/Et le meilleur pour la fin : je vais voir Anderlecht jouer en vrai bientôt ! J'espère que le client qui m'invite à voir ce match aime vraiment le foot et que je pourrai gueuler en paix, voire en joie s'il y a des buts qui se perdent.

 

 

 

13:22 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

09/01/2007

Mandarin's love

 

WeppCela fait des semaines que j'hésite à vous le dire, mais ça ne peut pas continuer comme ça, vous devez savoir. Il est entré dans ma vie sur un coup de vent, en douceur, et n'est pas reparti. Je crois que je suis amoureuse.

 

Comment vous décrire celui qui me remue par moment les tripes ? Ou qui m'apaise par sa voix ? Et qui a compris que ma liberté, c'était son bonheur ? Qui le matin ne fait pas de bruit pour me laisser dormir ? Qui me fait la fête dès qu'il me voit ? Ben voilà, je viens de vous dire le principal sur lui.

Hormis le fait qu'il soit mandarin et que je ne capte qu'assez peu son langage. Il a échoué un soir d'hiver dans mon bureau. Malingre et fluet, les confrères et moi, on s'est tous entichés de lui. On lui a proposé de rester, on lui a installé un coin confort et il s'est rapidement remis en forme. Puis, les autres se sont désintéressés progressivement de lui et je n'ai pu faire autrement que de le ramener chez moi.

Un aventurier tel que lui méritait de connaître les joies de l'amour, alors je suis allée lui choisir la plus belle des compagnes que j'ai trouvé. Une magnifique mandarine toute blanche, alors que lui tire un peu sur le roux. Dès qu'elle est arrivée au bercail, lui, chaud comme une baraque à frites, s'est jetée tout de go sur elle. Petit corniuto, va, une femelle, qu'elle quelle soit, faut un peu y mettre les formes ! Donc, malin comme un singe, il a entamé une cour digne de ce nom. Et ça a marché, elle est finalement tombée dans ses ailes. Depuis, il construit un nid genre mille et une nuit (grâce aux supers matériaux que je lui fournis) et lui fait des mamours gémissants dès qu'il a cinq minutes.

Hier, alors que je remplaçais le bac de graine des amoureux, elle en a profité pour s'envoler dans l'appartement. Enceinte jusqu'aux pattes, cette idiote a fait quelques mètres avant d'atterir à bout de souffle sur le canapé. On est restées là une bonne heure à se regarder pendant que je lui parlais doucement pour la calmer et qu'il hurlait comme un dément après sa chérie. J'ai vraiment dû prendre mon courage à deux mains pour la choper et la ramener près de son chou car j'avais très peur de lui faire mal.

En fait, ça m'embête un peu de les avoir mis en cage, mais je ne peux pas les laisser voltiger partout, c'est que ça fait aussi des cacas ces êtres-là, et même si j'avoue que j'essaye de les dresser avec mon doigt et ma voix, je crois que le minuscule petit pois qui se loge dans leur tête ne permettra pas beaucoup de choix. Et si je les relâche, ils ne tiendraient pas jusqu'au printemps, vu que ce sont des oiseaux des îles ensoleillées.

Donc, me voilà avec un couple d'adorables bestioles prêt à faire des petits et auxquels je suis déjà... attachée. D'autant que les mandarins chantent exactement comme un poulet en caoutchouc que j'adorais à cause du look et que quand t'appuyais dessus, ça faisait un super couic-couic.

13:07 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

08/01/2007

Néant

Néant

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05/01/2007

Demain, jour de mains

 

Dans quelques heures, je serai née. A minuit six minutes exactement, mon premier rire a retenti dans un pays où le soleil donne des couleurs à la vie. Je croiserai très fort les doigts et les orteils cette nuit pour que ce jour de fête soit le début d'une longue série de moments colorés, de minutes pétillantes, d'instants émouvants et de rires à chaque coin de vie.

 

A minuit et six minutes, je ferai sauter le bouchon et les verrous qui m'empoisonnent les jours et parfois les nuits puis j'irai me coucher tourbillonante en attendant que le soleil se lève sur moi plus un an. A l'extérieur, on ne verra rien de changé, ça fait dix ans que le temps n'a plus d'emprise sur moi. Mais à l'intérieur, j'irai toucher du bout du doigt mes bobos pour leur dire que c'est fini, que le soleil revient et que je peux passer à autre chose. Parce que j'ai trouvé le sens de ma vie. C'est moi.

 

Et pour marquer le coup, j'irai m'alanguir entre les doigts experts d'un joueur de mains de premier choix. La tête dans les étoiles et le corps délivré, je serai la reine de la journée, hé oui, car comme d'habitude, la fève sera pour moi.

18:19 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

02/01/2007

Valse d'étoiles

 

Cette année, je vous souhaite d'atteindre votre inaccessible étoile ou en tout cas de vous en approcher suffisamment pour que vous sentiez sa chaleur et sa douceur. Partez à la découverte de nouveaux horizons, soyez joyeux comme si cétait tous les jours le printemps, soyez aimés et surtout ne soyez pas sages, c'est le meilleur moyen d'atteindre le nirvana.

 

etoile.jpg

 

Bonne année 2007 !

15:45 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |