22/12/2006

Hommage animalier

 

Toi, animal, quel que tu sois, sache que je te remercie d'avance des frasques que tu suscites en moi. Ces réveillons vont être bestiaux mais néanmoins fantasques... et pas sages. 

 

mere noel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Désolée pour l'image pourrie, je maîtrise à peine ce @#&$* de Gimp.

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20/12/2006

Cache-toi, j'arrive !

 

Rien à faire, les années ont beau passer, je n'arrive pas à me résoudre à ne pas envoyer de cartes de voeux. Depuis 3 ans, je les fais moi-même, pas par manque d'argent, non, parce que je trouve cela encore plus personnel. Je passe donc quelques soirées à préparer avec amour et délicatesse les décors et les textes pour chacun. Certaines sont assez conceptuelles, il faut bien l'avouer : peindre une idée n'est pas aisé, la comprendre encore moins. D'autres sont plus figuratives, généralement pour les personnes âgées. Et enfin, mes préférées sont les cartes à cachettes, ç-à-d qu'il faut déplier des bouts, dérouler des parties, tirer sur des languettes, pour voir apparaître le texte, qui est généralement farfelu et qui m'a pris autant de temps que la confection de la carte elle-même. Or, il faut bien avouer que cette technique ne donne aucun résultat. J'atteins en moyenne 0% de réponse.

Que faire ? Ne pas écrire ne changerait rien, on est d'accord. Acheter des cartes toutes faites, histoire de signifier que je suis malgré tout comme tout le monde et que recevoir des cartes, préfabriquées ou non, ne représente aucun danger, voire même me ferait plaisir. Ou alors, je pourrais en fignoler des particulièrement moches, qu'ils se rendent bien compte qu'au fond, c'est le geste qui compte. Or, en écrivant ce texte, je m'aperçois qu'en fait, je m'en fiche un peu, finalement de ne pas avoir de retour. Je bricole ces cartes parce que ça me fait plaisir avant tout, et je sais que dans certaines chaumières, on rigole encore de la carte de l'an dernier, donc je vais devoir faire encore plus fort. Je suis piégée, c'est l'escalade ce truc-là !

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15/12/2006

Claque de carte

 

Chers amateurs de tout et n'importe quoi, j'ai l'immense privilège de vous annoncer que moi, Miss Boudlard, 1ère du nom, ai eu le presque inénarrable plaisir d'apprendre à jouer au poker. Hier. Pour mieux comprendre l'intrigue, commençons par le début. Il y a quelques jours, je matais la télé à une heure tardive lorsque je suis tombée sur une émission présentant un tournoi de poker. Des sommes fabuleuses étaient sur le tapis. Les joueurs avaient une tête de monsieurtoulmonde. Les tirages étaient bons, la partie excitante, ma curiosité avide de sensations éveillée.

J'en ai pas dormi de la nuit, m'imaginant déjà à Las Vegas (même si je n'irai probablement jamais au pays où il faut se faire piquer pour entrer pour faute de dangereuse dictature, mais je m'égare). Etant entourée de joueurs, j'ai fait passer le message : je veux apprendre. Hier soir, une table s'est donc réunie autour de moi, 5 vrais euros pour jouer et des millions de faux billets à miser. Les heures ont défilé sans que je ne m'aperçoive de rien, étant attentive uniquement à mon tas de flouze comparé à celui des autres, aux ondes qui circulaient autour de la table et à mes émotions. C'est le plus dur. Je suis une bluffeuse de classe internationale mais à force, ça use le système nerveux. Deux ou trois fois pendant la soirée, je n'ai pu empêcher mes glandes subacées de faire la java. Je jouais gros, bluffant ou non, mais les gouttes sur mon front pouvaient donner une indication à mes adversaires aux aguets.

Ma plus grande fierté, et là, j'hésite entre deux éléments, c'est de surprendre la table, riant aux éclats quand j'ai une couleur en main, et faisant pareil quand j'ai que dalle. C'est une technique que j'utilise régulièrement aux loups garous, même si ça n'a rien à voir dans l'histoire.

Après seulement une nuit de poker, je comprends mieux certaines rumeurs sur la subtilité de ce jeu. Je m'attendais à des regards à la Clint Eastwood, des mines crispées et mes neurones en panique (To be False Blond or not to be *je rassure les puristes, je suis brune et je n'ai pas de gros nénés*), or il s'agit en partie d'instinct, d'un chouïa de chance, de décryptage des signaux communicationnels indirects des adversaires et de retenue des siens, et enfin d'un minimum de stratégie pour gagner. Je le sens vraiment bien ce jeu. D'ailleurs, j'ai rêvé que j'avais un don.

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08/12/2006

Roundtrip subliminal

 

DélireChocolatDevant une oeuvre pareille, le premier geste à faire, c'est respirer, s'imprégner les narines de l'odeur du délice. Puis se pourlécher des ronds disposés autour, en prendre un sur deux pour garder la beauté, le déposer délicatement sur la langue telle une ostie, et entrer en communion avec le divin quand ça fond.

 

Lorsque tous les ronds sont évacués au plus profond de soi, pointer l'index vers le bord extérieur et doucement effleurer la surface des paillettes... c'est doux, profiter de l'instant de douceur avant plus de volupté. Le doigt arrive au centre, appuie un peu, c'est probablement moelleux, faire durer cet apprivoisement, puis d'un geste lent mais pas trop, enfoncer le doigt dans l'intimité de ce désir surpuissant, fermer les yeux pour mieux sentir les parois qui entourent le doigt gourmand, tout doucement le retirer, et dans le même temps approcher vos lèvres. Le doigt et la bouche se rapprochent pour ne faire plus qu'un.

Essayer de réfréner la violence qui anime soudain le corps et goûlument plonger les doigts, la bouche et l'esprit dans le plaisir. Une poche s'ouvre alors à l'arrière du cerveau et libère une substance magique. L'oeuvre a disparu, elle est dans le corps. Un petit soupir s'échappe des lèvres.

**2ème jour d'élixir. Je ne vais pas tenir. Priez pour moi, vilaine pêcheresse que je suis. Saleté de publicité.**

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07/12/2006

Taille-moi un 38 !

 

Le Grand Saint a été plus que généreux cette année : une avalanche de crasses accompagnées des évidentes mandarines et des gros cadeaux sont tombés de sa hotte. Je suis une veinarde ! Le top du top, c'est quand même la machine à coudre "Lucky Edition". Je suis une super veinarde ! D'autant que non seulement, il y avait un mode d'emploi dans la boîte, mais qu'en plus, j'ai droit à une heure de cours avec le vendeur, héhé.

Et je crois que j'en aurai bien besoin. Un examen minutieux de la Lucky a révélé qu'elle a autant de boutons qu'une adolescente en germe, des manettes aux endroits les plus stratégiques et des positions subtiles (A, B, C, D...) pour coudre à l'endroit, à l'envers, par derrière et sur le côté, ou encore les jambes levées, la tête sur le capot pour actionner la manette principale (avec le nez ou le haut du crâne en fonction de la morphologie du point voulu), la main droite sur la pédale pendant que la gauche tient le tissu. Va y avoir du sport !

Ce qui m'a fait dire hier soir : "Bon, puisque c'est comme ça, que je vais me fabriquer de jolies robes et tout ça, je vais faire un petit régime vitesse VV prime". Comme j'ai pas beaucoup à perdre, pas un satané toubib ne veut me prescrire de pilule magique ou de génial sachet, paraît qu'y faut manger équilibré, gnagnagna. Et qu'avec un peu de sport, le superflu s'en va. Je vous le dis tout net, passé la date limite de péremption, ce leitmotiv est faux ! Donc, je veux perdre 3-4 kilos, vite. En lisant mon magazine d'intellectuelle de gauche préféré l'autre jour sur le trône, j'ai découvert un nouveau régime miracle et pas cher, venu d'outre vous savez où. Une semaine pour se purifier et perdre tout ce qu'il faut. Une bouteille d'eau, du sirop d'érable, du jus de citron et du poivre de cayenne, le tout agité mais pas secoué, et hop, rendez-vous dans ma taille 36 la semaine prochaine.

Ce matin, je me suis levée toute guillerette à l'idée de mettre une fameuse robe pour les réveillons mais le ventre un peu gonflé (of course, j'ai mangé toutes les crasses du Saint pendant la nuit puisque mon régime commencait ce matin). Je presse les citrons, je fais couler le sirop et je poivre donc la mixture. J'agite et renifle. Ca pue un peu mais c'est gérable en tant qu'ancienne baptisée. Il y a environ dix minutes, alors que mon ventre criait un peu, je me suis armée de courage pour boire mes premières gorgées d'élixir. Pouaaaahhhh !! C'est vraiment infect ! Et en plus, ça pique. Mais pourquoi j'ai ajouté le poivre de cayenne ?! Ben parce que la recette indique que cet élément donne la pêche. Une semaine à n'avaler que cette horreur ? Je vais jamais tenir. D'ailleurs, je sens que je commence déjà à avoir le tournis et mal à la tête... rââââ mais c'est quand même pas possible d'être aussi tarte ! Quoi "Tarte", nonnnn, pas penser à de la bouffe. Je n'ai pas faim, je me suis auto-gavée hier. Bon, sur ce, je viens de m'enfiler la moitié de mes repas de la journée et je dois aller me laver les mains. Fermeté, minceté et volonté. J'y arriverai.

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04/12/2006

Sainte liste

 

A tous points de vue, cette année a été vraiment pourrie et si j'ai été très vilaine par moment, je suis quand même restée bien trop sage pour mon âge. Donc, cher Grand Saint païen, je vais te faire ma liste car je suis sûre que tu hésites encore et je tiens à t'éviter de te trimballer un cadeau pourri que je vais devoir traîner des années pour pas te blesser.

Inutile de me ramener un objet de déco bidon pour mon grand appart tout vide, j'aime choisir moi-même mon brol, tu peux donc me fourguer une enveloppe bien remplie de biftons verts (mais te connaissant, ça m'étonnerait). Inutile aussi de me ravitailler en chocolats, boissons liquoreuses ou autres denrées périssables, c'est mauvais pour ce que j'ai.

Voici ma liste, elle est valable pour ton pote du 25, voire même pour l'épiphanie et les cloches d'après, mais alors tu dois cocher plusieurs trucs :

  • une machine à coudre avec mode d'emploi,
  • des rouleaux de tissus ton brun, bordeau, beige, vert bouteille,
  • un flacon de parfum (Narcisso Rodriguez),
  • un vieux parapluie déglingué,
  • des guirlandes lumineuses blanches qui ne clignotent pas et dont le fil est argenté ou blanc,
  • la même chose mais entouré de pvc,
  • un bon d'achat chez Brico,
  • du papier à dessin (gros grain et grand format),
  • des pots de peinture acrylique de chez Schleper,
  • un haut tabouret de sculpture,
  • un tour de potier,
  • la location d'un père fouettard pour une nuit,
  • de la laine,
  • une crème pour les mains avec des bulles gommantes dedans qui sent super bon de la marque machin quelque chose "Rituals".

Voilà, voilà, bon amusement, Grand Saint, t'as jusque mercredi pour braquer une banque et m'apporter tout ça. Et si tu prépares en plus des ballekes, voire un hachis parmentier, alors, je te promets que j'arrête fissa mes conneries et que je serai pas sage du tout pour les réveillons de fin d'année.

15:10 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |