28/11/2006

En roue libre

 

Comme dirait ma vieille adorée, "ma voiture, c'est ma liberté". Et comme vous vous en doutez, la liberté a un prix. En l'occurence, celui de ma Twingo commence diablement à ressembler à celui d'un modèle communément appelé berline de luxe. Après la grande remise en conformité pour cause de retard de contrôle technique qui m'a coûté le prix d'une semaine aux Caraïbes, voilà t'y pas que le moteur décide de s'éteindre tout seul, en plein tunnel, dans la montée of course. Coup de fil à mon garagiste italien retrouvé, qui me demande avec son bel accent du sud "si je suis sûre qu'il y a encore de l'essence".

Mwè. Je lui réponds, que non, Msieur XXXXXi, c'est sûrement un problème avec le ralenti ou le démarreur. Enfin bref, tant qu'à faire, remettez-moi un rétroviseur et mon saint klaxon tant aimé qui a rendu l'âme. Difficile en effet en pleine action d'ouvrir la vitre manuellement tout en manoeuvrant et hurler des insanités à l'andouille qui fait le crétin devant ou à côté de moi.

Et à ce propos, il n'y a pas si longtemps, alors que je criais des insultes toutes en couleurs (vous m'connaissez) vers une voiture qui bloquait mon passage, un malabar descend de la dite voiture et vient vers moi l'air furieux. Hiiii, prise d'une légère frayeur vu le gabarit maousse, mais restant grande gueule, je continue à crier en gesticulant, lui m'insulte aussi, de plus en plus menacant, j'ai donc dû faire faire une pirouette à ma voiture pour me dégager vite fait et prendre la fuite, les jambes tremblantes, tout en levant bien haut mon doigt du milieu par la fenêtre.

Mais revenons à cette liberté de rouler, didju, le machin électronique en-dessous des trucs qui font que la voiture s'injecte était cassé, ajoutez à cela un klaxon neuf et un miroir pour rétroviseur, ça m'a coûté le prix d'une semaine au ski. Je suis donc tout doucement en train de me dire qu'un vélo, ça roule aussi. Plus sérieusement, y a pas 36 solutions. Il me faut un mécène, vite. 3 possibilités : le lotto, un amant très riche, très généreux, très beau et pas chiant, un gros client (mêmes caractéristiques que l'amant, sauf qu'il doit pas être beau). Comme je suis raisonnable quand je veux, je vais donc tenter ma chance. Pas la peine d'aller chez votre libraire vendredi, cette fois, c'est pour moi !

13:28 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

17/11/2006

J'aime tout court

 

J'aime bien le jeu du "j'aime / j'aime pas", mais comme j'ai un peu tendance à broyer du noir, je vais m'enduire une bonne couche de rose dans les yeux et dans la tête en me rappelant tout ce que j'aime bien.

J'aime bien les bonbons gluants de colorants, particulièrement les paillettes de chewing-gum qui pètent en bouche, et qu'une fois que t'as rassemblé vite fait les étincelles avec la langue, faut se grouiller de mâcher pour bien goûter avant de jeter. Après t'as la langue dégueu mais c'est rien comparé au plaisir d'avoir eu un feu d'artifices dans la bouche. J'aime bien croiser des yeux qui sourient en rue, faire des cumulets dans mon sofa, manger des pâtes au thon (un plat estudiantin que je n'oserais jamais servir à personne) devant la télé, me chipoter les pieds, choquer mes collègues en les traitant de noms différents quand je les salue le matin (par exemple, lancer un tonitruant "salut les vieux" ou "bonjour les morts"), faire rire ma mère, ça la fait pleurer et elle en perd ses dents, écrire des courriels rock & roll à des clients-cibles, aller nager, voir des ptits vieux s'embrasser, aller seule au cinéma et m'enfiler des pop corns salés, les boulettes sauce tomates, faire des prouts dans mon bain, pousser une gueulante quand je suis de mauvais poil, débarquer à l'improviste chez des amis....

J'adore les levers et couchers de soleil, téléphoner à ma maman lorsque les premières neiges tombent, les sashimis, danser, me faire draguer dans les grandes surfaces, tremper mes pistolets dans du cacao chaud, changer de couleur de cheveux, faire semblant d'être styliste/bricoleuse/cuisinière, me balader pieds nus, me trifouiller les narines à la toilette, jouer aux cartes, râcler avec le doigt la casserole du gâteau au chocolat, regarder des films qui font peur avec les copines, débarquer d'un train ou d'un avion en pays inconnu et sentir le frémissement de peur au ventre, faire une sieste en fin d'après-midi, passer trois jours à bouquiner un truc duquel il est impossible de décoller avant de l'avoir fini, idem pour les bonnes série télé que j'aime mâter d'un coup...

Je raffole des moules-frites au vin blanc, des livres d'héroic fantasy, chipoter la terre, me balader en fôret, faire les brocantes, aller manger avec mon frangin (ça fait vachement adulte et donc ça me fait tout drôle), papoter avec les commerçants du quartier, jouer avec la fille de ma blonde (je suis folle dingue de cette gamine), raconter ma vie à ma coiffeuse (et donc que des conneries, ça fait un bien fou), me faire masser, parler politique et cul, organiser/participer à des soirées nana, faire des trucs sur un coup de tête...

La liste pourrait encore s'allonger, mais je trouve que c'est déjà pas mal..  et puis en m'éloignant un peu de l'écran, je vois cette série de "Je Je Je" qui me saute aux yeux, c'est bon tout ça ma cocotte ! Le week-end s'annonce intéressant, car évidemment, je vais tout faire d'une traite !

15:41 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

15/11/2006

La taille du kiki joue

 

Le grand vilain mot étant de nouveau d'actualité, je me livre depuis quelques temps à d'intenses réflexions sur les états (où) j'erre, et ce, campée telle une tortue, les quatre fers en l'air, la tête légèrement pendante du canapé afin de mieux irriguer les éventuels neurones qui s'y baladeraient en liberté si possible.

Car ce mot m'oblige à revoir mes copies sur jeux et stratégies, qui ne se pratiquent pas à la légère, même si paradoxalement cela doit être empreint de légèreté. Quand je joue, c'est pour gagner. Je l'ai d'ailleurs dit l'autre jour au libraire, qui n'a fait que ricaner étant donné qu'on la lui fait vingt fois par jour, surtout les vendredis de cagnotte.

Cela m'a fait repenser à mes jeunes années d'université, où je voletais en toute insouciance tel un papillon qui ne connaissait pas son avenir tortueux... Lors d'un TD (thé dansant pour les sots) carabiné avec les copines, je me suis laissée entraînée par un beau brun ténébreux sur la piste de danse, où on a entamé une série de collés-serrés-balancés dignes de R&Bistes acharnés assez prometteurs même dans mon souvenir. Et c'est là que je me suis dit, "allez soyons folle", une fois n'est pas coutume, je ramène ce beau poisson dans mon studio afin d'explorer un océan de plaisir (hum). Quelques frotti-frotta plus loin, alors que je commencais à être à point, ma main glissa vers l'aventure, glissa encore... et ne se ratrappa à rien. Stupéfaction vite effacée, c'est que je suis une fille bien élevée, et je recommencais l'opération glissade pour enfin choper l'organe de mes convoitises. Hu ? Entre-temps, l'homme s'était langoureusement déshabillé tout en me dévêtant. Ce sont alors mes yeux qui glissèrent vers... ce qui ressemblait fort au néant. 

Loin d'être demandeuse d'engins de type Sifrediens ou à la Béru'S taïlle (hahaha, qu'elle est mauvaise celle-là), j'ai tout de même besoin d'un minimum syndical. Or là, faut imaginer une zwan en largeur, de deux centimètres plus grande que la cocktail en longueur. N'étant pas prête à me faire un remake de l'empire des sens, et au cas où j'aurais voulu construire une vraie relation avec ce beau brun auquel cas j'aurais du me taper six mois de pompe vaginale dans le but de me rétrécir, je n'ai pas pu m'empêcher de laisser échapper un petit cri, exprimant ma consternation empreinte de déception.

Comme à l'époque, je n'étais pas une garce, je n'ai pas voulu le traumatiser, surtout que la chirurgie n'avait pas encore fait de réels progrès, et je lui ai sorti le baratin du "je viens de sortir d'une relation, je ne suis pas encore prête, suis désolée, vaut mieux que tu t'en ailles". Sur le coup, j'ai rigolé une fois le type parti. Si ça devait m'arriver un de ces quatres soirs, je ne sais pas comment je réagirais mais, je le dis haut et fort : on ne rigole pas avec le célibat !

18:20 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

02/11/2006

Facture et sushi

 

Après m'être décarcassée comme une dingue pour mes candidats à l'élection, j'ai eu la très désagréable surprise de voir que leur parti prenait ma facture pour un bulletin de vote. Je m'explique : jouant sur la transparence de mes tarifs, je détaille toujours mes factures sous forme de tableau quoi/combien. Alors que mes poulains ont doublé leur score personnel et le nombre de sièges pour leur couleur, ce qui est plus que nos objectifs de départ, ils ont dépensé leur budget par ailleurs, prenant la liberté de faire imprimer tee-shirts et autres gadgets propagandistes sans mon avis.

Donc, ils prennent aussi la liberté de cocher ce qu'ils comptent me payer. N'étant pas méchante de nature, je peux néanmoins me révéler gargameslesque si y a de l'abus. Or, voir ma facture se réduire d'un tiers sans argument valable me donne des envies de poisson crû enroulé dans de l'algue. Je ne parle plus de mes clients autrement qu'en les qualifiant de morues et cabillauds. Pour le moment, on est dans l'impasse. Chacun campe sur ses positions, car je ne lâcherai rien. Si nous ne trouvons pas de solution équitable, et il n'y en a qu'une, alors, tel que l'autre aimait à le répéter : "Je me vengerai !". Sauf que moi, je fais pas dans la BD... héhéhé.

15:20 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |