20/04/2006

La pétasse de province est une dure à cuire

 

Par une belle journée ensoleillée, je me trouvais dans une gentillette petite ville du sud de ma capitale, [pour savoir laquelle, hop, un ptit jeu de la charade à-peu-près de Miss Fun : les chinois se roulent mes premiers sous les aisselles façon cubaine ; mon second, tu risques de le voir de près quand t'as trop bu ; et faut prononcer mon tout les narines pincées et la bouche en cul-de-poule], où les ptites rues et ruelles sentaient les vacances.

Au sortir de mon rendez-vous de boulot, il m'avait à peine fallu deux rues pour me perdre et j'y vis un signe. C'est donc toute guillerette, comme quand je brossais l'école, que je me suis allègrement perdue, ai mangé ma première glace cornet de l'année (une grosse boule rose avec plein de crème fraîche) en reluquant les vitrines de magasins de fringues que je ne pourrai peut-être jamais me payer (mais peut-être copier avec la sublime machine à coudre que je vais m'offrir) et que finalement je me suis écroulée sur la chaise, attenante à une petite table, située sur une placette arborée, d'un charmant bistrot.

C'est alors que je compris pourquoi j'avais l'impression que Quelqu'un me regardait... moi, je croyais que c'était le bon dieu qui m'offrait un moment magique et je lui en rendais grâce par le sourire béat affiché sur ma frimousse... non, non, non, en fait, chaque nana qui passe mâte les autres nanas qui passent. Et sans se priver, hein, ça va du prix des godasses, au taux de cellulite, en passant par le nombre de liftings éventuels à la qualité de la colo à mèches tendance cet été : waouwww !!! Un vrai examen, sans même essayer de masquer le regard. Si la nana est accompagnée de son gars, aucune chance de lui sourire, même avec les yeux, à son mec : y mâte la forme des pavés. En me rendant compte de ce manège incessant auxquel j'avais du avoir droit moi aussi, tout d'un coup, c'est comme si un gros nuage m'avait caché le soleil. Y a pas assez d'amour dans cette ville. Le printemps n'y a pas touché les gens. Et en plus, c'est des coriaces, les bourgeoises de bourgade ! 

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Commentaires

... C'est finalement très déculpabilisant pour un mec de lire ça...

Écrit par : Miles | 20/04/2006

l'homme est un loup pour l'homme Quant à la femme....

Écrit par : fun | 21/04/2006

Ha La femme est une TART pour la femme ? Non non non et non, pas généralité... la pétasse est une garce pour la femme. Qu'en dis-tu, MamZelle Fun ?
Wè, Miles, tu sais, c'est probablement notre côté masculin qui s'exprime ;-)

Écrit par : Boudlard | 21/04/2006

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