28/02/2006

Sculpter ma réalité en 5 min

 

Il y a un an, je me suis inscrite à un cours de sculpture "par hasard"... alors que je ne sais ni dessiner ni sculpter du figuratif. Je suis nulle pour faire des représentations exactes de la réalité, et ca tombe bien car ca n'a aucun intérêt à mes yeux. Ce qui ne veut pas dire que je ne représente pas une certaine forme de réalité, la mienne, qui est enfouie en moi... l'expression d'un lâcher-prise que j'ai mis du temps et des larmes à trouver.

C'est pourquoi je tiens tant à mes esquisses et que généralement, je les cache : elles sont le résultat d'un instant fugace où je suis nue, totalement. Et c'est pourquoi aussi il est très difficile pour moi de montrer la plupart de mes esquisses ou sculptures. Mais l'école et l'expo de fin d'année m'obligent à le faire, et les réactions des gens me rassurent, ils trouvent ca beau, surprenant, fort (et plein d'autres adjectifs prout-prout) mais ne voient pas ce que j'y ai mis de moi, ouf. A part ma prof, qui est d'une grande délicatesse avec ce qui est en moi...

Ce que je fais ? Des représentations... soit d'images, soit d'émotions... Des perceptions que j'ai de moments vécus, de moi et de certaines relations. Je serai incapable de dire ce que c'est exactement puisque ce sont des sensations. J'en ai des dizaines qui partent dans tous les sens... 

Sur papier, difficile pour une novice d'exprimer la douceur, l'odeur, la délicatesse, la passion, la douleur, l'envie, les regards, le temps...alors je m'arrête sur une image, ou sur une émotion que j'ai ressentie à un moment, déjà passé, et j'essaie de la mettre sur papier, vite, avant qu'elle ne disparaisse pour laisser la place à une autre. Je mets rarement plus de 10 min pour faire une esquisse. Plus, ca commence à être du "chipotage", parce que les vieux conditionnements de l'esthétisme, de l'équilibre, risquent d'abîmer ce qui est sorti.

Ces dessins me servent de support pour sculpter, en terre principalement, et je vais m'essayer au bois et au fer pour quelques-unes des esquisses. Cela explique les mouvements de trou, de couleur, d'assise... j'ai besoin de volumes pour, partant du papier, arriver à une dynamique dans la masse.

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27/02/2006

Un quartier "en devenir", de quoi ?

 

Mon camping, c-à-d la maison achetée pour une bouchée de pain et où tout a été refait mais pas fini, est situé dans un quartier en devenir depuis dix ans. Gare du Nord. J'espère que le "en devenir" deviendra car c'est franchement pas la joie. De ma position, je vois :

  • à l'ouest, des buildings clinquants à perte de vue remplis de flamands pressés. Pas un magasin. Point positif : les couchers de soleils se réflètent sur les constructions futuristes et c'est parfois très beau;
  • à l'est, un quartier moyennement pauvre à très pauvre, multiculturel, fait de maisons grises à pourries, remplies de familles qui se cachent, et ce pour des raisons parfois très différentes. Quelques magasins-nights shop où le point commun est que les gérants sont vraiment pas sympas et font souvent des prix 'spécial belge'. Ex : je paie 1 euro le paquet de Bublicious (les meilleures chiques à bulles qui soient!) alors que ca coûte 40 centimes à mon ptit voisin (je vais le payer 10 centimes le paquet pour qu'il aille m'approvisionner). Un petit immeuble tout neuf déjà gris et où à la place de l'allée verdoyante qui le traverse et qui était censée être un point de passage avec magasins pour les habitants du quartier, se trouve une allée cimentée, fermée de toutes part par d'immenses grillages. Ca ressemble à une prison américaine. Point positif : mes voisins me disent enfin bonjour;
  • au nord : un parc selon la Commune, une grande étendue de gazon jaunâtre vue de chez moi. Pas un buisson. Pas de bacs à fleurs. Une mini-plaine de jeux pour les enfants, entourée de grillages. Au milieu, un bunker qui fait froid dans le dos : une asbl de-je-sais-pas-quoi, il ne s'y passe jamais rien. Un grand hotel où je me demande bien qui va dormir. Et derrière, de lugubres cités à la française. Point positif : toujours de la place pour se garer et aucun dégât à ma titine.
  • au sud : une rue avec des maisons où je ne vois jamais personne dedans. La voie ferrée. La rue des Dames (purée, adios les clichés, ces nanas sont des bombas ! Vulgos, certes, mais superbes. Et elles turbinent dès 7h30 du matin ! Je ferai un jour un ptit billet sur les clients de ces dames, ca vaut de l'or). La rue de Brabant : commerces en tous genres sauf boucheries et épiceries. Point positif : les prix sont affichés donc c'est pareil pour tous (quoique : mon pote d'origine exotique a marchandé ses verres à thé malgré le prix sur le paquet et ca a marché) et surtout, surtout, l'impression d'être en vacances à 2 pas de chez soi. Y a un boui-boui qui sert des plats comme au pays (soupe de lentilles et tajine de poulet citron et olives à faire des cumulets de bonheur !).

L'impression générale qui se dégage de ce drôle de fatras, c'est la saleté permanente, une grisaille ambiante qui ne s'estompe pas au soleil, l'antipathie des habitants et commerçants, un sentiment de malaise (non pas d'insécurité, ni de peur, juste un mal-aise), des voitures de police partout tout le temps (c'est choquant tellement c'est trop) et la pauvreté qui n'a pas de couleur. Alors mon quartier, ben j'avoue, j'aime pas ! Je regrette mon village d'Ixelles, où je connaissais tout le monde et où je pouvais flâner à l'aise. Ici, pas de balade, y a rien à voir, personne à saluer, pas un bistrot où prendre un café, pas une épicerie où aller ragôter... bah, je m'y ferai peut-être, quand mon quartier sera devenu.

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26/02/2006

Crise du pet

 

Même si depuis l'emménagement dans mon nouveau camping je délaisse un peu la piscine et la salle de gym, bricolage oblige, il est un fait qu'aucun de mes ex-actuels-futurs ne pourra nier : j'ai un beau cul. Or un cul, c'est comme le reste, ca s'entretient. Par timidité paresseuse, j'ai laissé traîner un schmilblick inesthétique à l'orée de ma voie ténébreuse... et d'autres sont venus se rajouter il y a quelques jours. Aïe ! 

C'est douloureux. Je prends donc un miroir et me contorsionne face à la lumière de la fenêtre (dans la salle de bain, pas d'éclairage brutal, ca me met de mauvaise humeur le matin). Horreur et "hiiiiiii" de circonstance : j'ai un mini-brocolis rougeâtre et rampant à la place de mon petit anus tout rose ! Un alien s'est emparé de moi !

Coup de fil affolé à mon toubib : t'inquiète, tu fais une crise hémorroïdaire, je t'envoie chez une consoeur gastro, me dit-elle. J'appelle la spécialiste en question, qui me refile sa secrétaire médicale pour prendre rendez-vous. La secrétaire : c'est pour une consultation ou un examen ? Moi : heu, ben, je ne sais pas trop.... je fais apparemment une crise du pet. La secrétaire : bon, c'est pour un examen alors, on va vous faire une anuscopie et peut-être une rectoscopie. Faites un lavement la veille et le matin de votre rendez-vous. Moi : vous êtes sûre ? C'est que j'ai très mal et un peu peur, j'avoue, hihi hii (rire nerveux)... et me parler en ces termes barbares ne fait rien pour me rassurer... La secrétaire : mais non, ne vous inquiétez pas, on pratique ce type d'examen depuis des lustres et ca n'a jamais posé de problèmes. Moi : Heu oui, bon, de toutes façons, je n'ai pas le choix.

Là, je commets alors l'erreur à ne pas faire : mener l'enquête sur le net ! Mots-clés : hémorroïde, anuscopie, rectoscopie. Et je trouve de tout... conseils médicaux, articles de médecins comparant les techniques et préférant TOUS les anciennes méthodes, témoignages de personnes torturées, diagnostics possibles (cancer entre autres), photos des instruments médicaux utilisés (jamais mon petit trou de cul n'acceptera d'enfiler un de leurs énormes engins !).

Comme une andouille, j'ai dit à ma mère et quelques amies que je souffrais et que oui, j'allais me faire soigner...et que j'avais besoin de leur soutien dans cette épreuve humiliante. Si leur affection m'a été apportée une fois de plus, le problème, c'est que je ne pouvais plus faire marche-arrière et brosser ce putain de rendez-vous de vendredi dernier à 9h. Où je me suis rendue, peu fière et le cul crispé, affamée (2 jours sans manger, histoire d'être sûre de n'avoir rien dans les tuyaux) et apeurée.

Les détails importent peu sur ce qui s'est passé dans l'antre du guérisseur, ce qui compte, c'est que je suis ressortie à 9h45, souriante et détendue. Je n'ai pas eu mal, je n'ai pas été humiliée, l'infirmière a été géniale (Merci Madame pour votre gentillesse, votre humanité et votre côté maternel) et le toubib très pro et rassurant. Après un traitement médicamenteux de 15 jours, je retourne les voir pour une mini-opération et dans quelques semaines, j'aurai un pet tout beau tout mignon... finie la crise !

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17/02/2006

Retrouvailles avec un con 

 

Hier, c'était l'anniversaire de mon premier grand amour. 35 ans. Après notre rupture, il me souhaitait le mien chaque année... puis heureusement, nos vies se sont emballées et on a zappé. Depuis, il reste quand même une tradition survivante : à chaque "gros" anniversaire, on se fait signe. Comme j'ai changé de boulot et d'adresse, il n'a pas su me retrouver pour le mien. Pas grave, car avec un peu d'entêtement et le net, je l'ai trouvé. En Afrique ! Quel con !   

Lui, super content du "Bon anniversaire" tonitruant lancé hier dans sa boîte mail sans crier gare. Moi, enchantée de l'effet de surprise. Echanges enragés de mails aller-retour Bruxelles/Kinshasa toute la journée, vieilles blagues qui ne font rire que nous, résumé des 5 dernières années. Nous, fous de joie de ces retrouvailles virtuelles qui n'en avaient pas moins le goût d'un chaud et franc "serrage-dans-les-bras".

Pourquoi le cri "Quel con !" alors ? Ben parce que cette grande andouille, à l'époque de nos amours passionnées, était un glandeur de première, un doux rêveur qui ne faisait pas le moindre pas vers ses rêves, un artiste réel mais timoré... bref, rien pour plaire à ma mère, ni même à mes copines. Je m'en foutais pas mal ceci dit mais là où ca a commencé à coincer, c'est l'été de mes 20 ans. On était sur une île depuis quelques mois, à se la couler douce et à voyager sur d'autres îles, il trouvait des ptits boulots pour assurer nos fiestas... le bonheur. L'automne est arrivé, la rentrée universitaire aussi. Fini de faire la cigale, je voulais aller fourmiller à l'unif. Vraiment. C'était un de mes vieux rêves. Il m'a demandé de choisir entre la vie des îles et l'unif. Je suis rentrée à Bruxelles...avec lui. Quelques mois plus tard, notre histoire est partie en couilles. Pas supporté le décalage.

Depuis, il a fait 3 mômes à 3 nanas, est devenu big machin dans une boîte, voyage, est pété de thunes et vit d'une certaine manière le "sex, drugs & rock'n roll" équilibré qu'on voulait, et est heureux comme un coq dans une basse cour. Quel con !

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14/02/2006

Un prénom, c'est comme une poignée de mains

 

Valentin... voilà bien un prénom qui ne ressemble à rien. C'est mou, c'est long. C'est fade, ca a des consonnances romantico-bêbêtes. Et c'est une bonne excuse pour se déculpabiliser de tout ce qu'on ne dit pas, ne fait pas, voire même ne pense pas tout au long de l'année. Les filles préparent ce grand moment depuis des jours, et les garçons, ben, y a qu'à se mettre dans un bistrot en fin de journée, situé près d'un endroit stratégique, c-à-d près de la fenêtre pour bien voir le fleuriste d'en face... pour se rendre compte que c'est pas parce qu'ils se plient à la règle qu'ils vont pour autant se péter une durite à être original. Pour confirmer mes dires, je vais aller prendre un café place Fernand Coq cet après-midi, et me prêter à une autre activité adorée : le profiling, à prononcer l'air pénétré et crollant.

Le prénom donc. Même si je ne crois pas, je trouve rigolo de fêter le saint d'un prénom de quelqu'un que j'aime bien. A chaque fois, ca marche. Et si c'est un prénom qui pète, là je fais carrément dans ma culotte. Le prénom idéal, à défaut de trouver l'homme qui va avec, c'est en une syllabe qu'il m'éclate les sens. Deux, grand max... trois, ca fait gna-gna-gna et le type qui le porte à intérêt à sortir vite fait ses atouts pour que j'accroche au jeu.

Un prénom, c'est comme une poignée de main. Le premier contact vital d'une relation. Le nom, on s'en fout, sauf quand ca gâche tout, genre : "Bonjour, Dubois Jean", là je dois me retenir pour pas faire une grimace en sortant la langue dans un grand beeeaâââârk...

Revenons à Valentin. Et son saint fêté ce jour. Jules (prénom d'emprunt, NDLR) ne sait pas faire semblant, donc je ne m'attends à rien et c'est tant mieux car réciproque. Entre nous, c'est quand on veut qu'on se fête.... mais je vais avoir du mal à m'empêcher d'envoyer une boîte de chocolats ou une bouteille de bonnes bulles à certains prénoms qui me fascinent. Trahison ? Non, meuuuhhh non, espièglerie. Taquinade, peuchère !

 

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13/02/2006

Pathétique et dangereuse télé

 

Fière d'avoir accompli la moitié des tâches que je m'étais assignée, je me suis vautrée dans le divan en fin de soirée, zappant en attendant le début de ma série adorée... et je tombe sur le débat retransmis de "Controverse", sur une chaîne que je vomis, avec un présentateur qui me donne des boutons...scotchée je suis restée. D'abord par le niveau général du débat, relativement pauvre, ensuite par le crétinisme de certains. Doulkeridis et Madrane m'ont quelque peu rassurée, sans plus : quelque chose bouge et s'agite dans leurs bocaux. Mais ce Vrebos est vraiment, vraiment à faire taire ! Agitateur à deux balles, perversité du choix des mots, bref du grand n'importe quoi qui va se reflèter facile dans les urnes. Je ne voudrais pas être d'une autre couleur en ce début de millénaire. 

C'est donc en pleine forme mentale, physique et orale (une de mes activités préférées est de gueuler en m'agitant devant la télé) que je zappe ensuite sur l'invité du dimanche de Télé-Bruxelles.... haaaaa, Laurette. Elle a pas peur non plus celle-là. Elle se présente à Schaerbeek alors qu'elle construit à Lasnes et qu'elle est vice-première vivant à Woluwé. Et qu'en tant que telle, elle a autre chose à faire qu'améliorer la vie des schaerbeekois... comme par exemple faire oui-oui aux réunions européennes qui décident d'instaurer petit à petit en Europe ce que les américains ont fait chez eux, participer à l'élaboration d'un super big brother, faire le contraire de qu'elle dit, m'enfin tout ca, disent certains, c'est pour le bien de tous, et tant qu'on a rien à se reprocher, y a pas de mal, et puis il faut bien s'armer contre la grande menace terroriste.

Mais Mme Oui-Oui est-elle consciente des enjeux des projets auxquels ellle participe ? Ou bien est-elle une politicienne qui joue un minimum le jeu tout en gardant sa pureté de femme de gauche ?

 

Quant à moi, même si je brûle parfois de devenir militante pour aller remuer toutes ces larves apathiques, je ne boirai plus de manière démesurée, car ca prend trop de temps.

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12/02/2006

La poutre d'acier tueuse de journée

 

Dimanche qui se profile cocoon et chargé à la fois... instant où va falloir décider que faire. Ce qu'il y a à accomplir pour entamer un lundi serein ? Ou profiter de la légère descente et des oiseaux survivants qui piaillent dans mon lopin de jardin ?

Vendredi soir, soirée de guedins avec les potes. Arrivée chaleureuse chez un ami qu'on voit trop peu, saucissons espagnols à toutes les bouches, les autres potes arrivent, on boit, on mange, on discute... c'est l'instant apprivoisement. Le ventre plein, on débarrasse vite fait, on sert l'alcool pour humbres, on sort les cartes. Les parties s'enchaînent très vite, les coalitions se font et se défont, ca gueule, ca rit, les 2 autres nanas sont beaucoup trop filles pour le jeu, aïe qu'elles m'énervent, c'est une partie de professionnels ici : le but c'est de gagner et de frapper fort!

Le voisin du dessus, un pote aussi, se rapplique et amène le dessert : un plateau de locale gentillette mais digestive. Marrant comme on vit tous en tribu... pause blabla pour faire plaisir aux nanas. Très vite, un ptit groupe se forme pour causer bédés, un autre, dont je fais partie, s'enflamme sur la dichotomie entre sémites et musulmans, rôle des nouveaux américains, et place de la vieille europe. Triste mais vrai, nanas larguées.

 

La partie reprend : chaude, très très chaude. Je me prends des rochers énormes, les chiffres tournent fous sur ma feuille de point. J'ai beau tricher, influencer la fille qu'est à ma gauche, amadouer mon voisin de droite, particulièrement impitoyable et insensible à mes yeux de biche, pester et tempêter, gueuler aussi, rien n'y fait, la coalition du bout de table est reine du début à la fin. Et insidieusement pendant ce temps-là, je me rince le gosier à tout va.... je m'amuse tant que je ne me rends pas compte du débit effrené que j'inflige à mon taux d'alcool.

Retour au petit matin. Je n'ai pas gagné, mais le pire c'est que je n'ai pas pu empêcher les champions en titre de gagner.... suis en mode automatique quand j'entre chez moi : me démaquiller, brosse à dent, grand verre d'eau, allez, un deuxième couplé à un effervescent, on ne sait jamais... au lit. Images floues qui me parviennent, moments vécus cette semaine, dans l'absolu. Je suis immobile, embrumée et je m'endors avec de grosses larmes inondant mon visage.

 

Des heures plus tard, réveil en panique, une trompette déchire mes tympans : c'est une amie qui débarque avec sa fille (Râââ, que je les aime celles-là).... j'ouvre la porte, j'ai une poutre d'acier enfoncée dans le crâne, un steack de mammouth faisandé dans la bouche, les cheveux collés au crâne par la sueur alcoolisée du petit matin, le soleil me fait mal aux yeux malgré la seule petite fente parvenue à s'ouvrir... Je me dégoûte. J'ai honte, devant tant de fraîcheur et de pureté, de me montrer dans un tel état, pire même, d'avoir un style de vie tellement dissolu et incataloguable....

Café, papotes et papouilles... elles repartent à leur journée remplie, contentes d'être passées, et moi empreinte de leur affection... et certaine que c'est pas la peine d'essayer : je suis HS. Effervescent, retour au lit, seul moyen de me dépoutrer de cet état.

 

C'est mon ventre faisant grou-grou qui me réveille...il fait noir mais pas nuit. Manger ! C'est une question de survie à ce stade-ci. J'hésite : une mitraillette andalouse et un gini, ou une baguette américain-tabasco-tomates et un coca ? Cette question étant vite réglée (impossible de dénicher une boucherie à 21h), le reste de la nuit est inintéressant, les brumes m'empêchent de lire ou de penser, je me remets en position allongée mais devant la boîte à images, nulle comme souvent. Je me demande pourquoi je l'aime et la garde, cette conne qui ne me sert que très rarement.

Donc, comme hier n'a pas existé, je vais devoir mettre le paquet pour que ce dimanche soit à la hauteur de la semaine qui m'attend sinon je vais encore devoir me stresser... nettoyage (j'ai viré mon esclave polonaise, trop chère, trop paresseuse et trop arnaqueuse), repassage (yes! j'adore cette occupation statique et abrutissante), projet BD à corriger, projet émission à améliorer, projet événement à préparer.... et ce soir, pause obligée de Sex and the city. A ce propos d'ailleurs, marre des gros cons auto-satisfaits qui critiquent l'engouement féminin face à cette série... je sens l'envie naître de réaliser un grimoire des femmes à l'intention des hommes pour remettre un peu les choses à plat.

 

Donc, tant pis pour les oiseaux, vais me doucher et je m'y mets... Belle journée à tous les gens sains !

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